Accessibilité

Incidents lors de la manifestation du Collectif pour une France accessible

Les manifestants opposés à la police devant l'Assemblée nationale
Les manifestants opposés à la police devant l'Assemblée nationale
Une trentaine de personnes à mobilité réduite ont manifesté lundi 6 juillet devant l'Assemblée nationale. Elles protestent contre l'ordonnance sur l'accessibilité, examinée lundi soir par les députés. Une manifestation émaillée d'échauffourées.

Le rassemblement était organisé par le Collectif pour une France accessible. Une trentaine de personnes en fauteuil roulant devaient déposer devant l'Assemblée des sacs remplis de signatures : 232 000 signatures récoltées grâce à une pétition initiée par le nageur Philippe Croizon.


Les sacs contenant les signatures

 

Ils en ont été empêchés par les forces de l'ordre. Un cordon de policiers bloquait l'accès à l'Assemblée et des barrières avaient été déployée. Bousculé, le président de l'Association de défense et soutien aux personnels handicapés et familles du groupe SNCF, Gérard Chabert, est tombé de son fauteuil. Bousculé "de manière non-intentionnelle" précise Alain Rochon, le président de l'Association des Paralysés de France, qui regrette cependant cet "accueil musclé".


 

Philippe Croizon, lui, ne cache pas sa colère. "Je suis complétement haluciné".

 

 

Trois personnes ont finalement été autorisées à déposer leurs sacs devant l'Assemblée. En remettant cette pétition aux députés, les manifestants veulent montrer que les personnes handicapées sont des citoyens à part entière. Un droit qui leur est nié depuis 10 ans, comme l'explique Philippe Croizon.



 

Le Collectif pour une France accessible avait également demandé à rencontrer les présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée. Aucun d'entre eux n'a accepté de les recevoir. Seuls deux députés du parti Les Républicains sont venus rencontrer les manifestants. Dino Cinieri, député de la Loire, et Gilles Lurton, député d'Ile-et-Vilaine, ont assuré les manifestants de leur soutien. Les deux élus se sont ensuite entretenus avec une délégation du Collectif pendant une quarantaine de minutes.


Les députés Dino Cinieri et Gilles Lurton


Le Collectif attend le vote des députés pour décider de la suite de leur action. Si les politiques continuent à faire la sourde oreille, Alain Rochon n'exclut pas des recours auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme.